Nutrition

Cheat meal, cheat day, trash… Gérer les excès alimentaires

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Voilà déjà l’automne et ses chocolats chauds, raclettes et tartiflettes ! Mais comment se faire plaisir sans culpabiliser et profiter de ces moments “trash” l’esprit léger ? Faut-il opter pour un cheat meal ou un cheat day ? Est-il possible d’effectuer un cheat meal sain ? Dans cet article, je réponds à toutes vos questions concernant ce sujet du “trash” ou cheat meal.

Qu’est-ce qu’un cheat meal ? 

Dans vos questions et différents petits messages, vous me parlez souvent de “cheat meals”. Mais qu’est-ce qu’un cheat meal ? Quelle est la traduction de cheat meal

Vous avez peut-être déjà croisé le hashtag #cheatmeal sur Instagram. Si je devais traduire littéralement, “cheat meal” c’est en fait “un repas triche”. En gros, un repas où l’on se fait plaisir, sans penser aux restrictions, ni aux règles. Un cheat meal ça peut être une bonne tartiflette entre amis, un apéro un peu arrosé, un brunch dominical avec un max de viennoiseries… Bref, que du kiff !

Ce terme “cheat meal” est très répandu dans l’univers des régimes drastiques ou de la musculation. On parle souvent de “cheat meal sèche” par exemple.

cheat meal

Cheat meal, repas trash : quelle différence ?  

Si vous êtes familière de ma méthode BODY BY LUCILE, vous savez que je n’aime pas cette expression de “cheat meal”. Comme si se faire plaisir, c’était de la triche…  C’était mal… C’était se tromper… Pas top comme image. 

Surtout, qu’une alimentation équilibrée DOIT inclure des moments de plaisir et de gourmandise pour être durable. C’est la condition sine qua non que je vous répète toujours ! 

Pour moi, les “cheat meals” font totalement partie du jeu, c’est ce que j’appelle les “repas trash” dans ma méthode. Ils ne sont pas à exclure ou à considérer comme une parenthèse exceptionnelle, mais à équilibrer dans son alimentation, sans culpabilité. J’encourage d’ailleurs toujours les coachés de ma méthode Body By Lucile à inclure 3-4 fois par semaine ces repas trash ; c’est le fameux “80% sain, 20% trash”

trash food


Pour info, j’ai volontairement choisi le terme « TRASH » pour interpeller et capter l’attention. C’est un terme marketing un peu racoleur, je vous l’accorde, mais auquel il faut apporter de la nuance : votre corps n’est PAS une décharge, traitez-le avec respect et amour, ok ?

Méthode body by Lucile : 80% sain, 20% trash


Grosso modo, pour être équilibrée et, surtout, durable, votre alimentation doit s’équilibrer 80% du temps de produits sains, non transformés, fait maison : légumes, fruits, céréales complètes, oléagineux, légumineuses… Et les 20% du temps restants, on s’accorde des plaisirs sans culpabiliser : resto entrée-plat-dessert, planche de charcut fromage, énorme burger frites… C’est vous qui voyez ! 

Ces 20% trash, ça représente en gros 3 ou 4 repas sur la semaine. Mais pas la peine de compter scrupuleusement. L’important, c’est plutôt de répartir ces moments de kiff sur la semaine, c’est ça l’équilibre. Et non pas de faire une orgie de bouffe à s’en faire mal au ventre !

Pourquoi les cheat meals sont importants ? 

Si j’attache autant d’importance à intégrer ces moments plaisir ou “cheat meals” dans mon rééquilibrage alimentaire, c’est parce qu’ils ont beaucoup de bénéfices :

  • Un cheat meal ou trash permet de se faire plaisir, et donc d’évacuer tout sentiment de frustration, l’ennemi n°1 d’un rééquilibrage alimentaire efficace sur la durée. C’est également un précieux allié pour le moral, qui permet de lâcher prise et de se faire du bien.
  • Restreindre son alimentation de façon excessive est contre productif ! En privant votre organisme, ce dernier passe en mode “survie”. Autrement dit, votre métabolisme ralentit considérablement, et consomme, à terme, le moins d’énergie possible. Résultat ? Votre corps stocke le moindre gras et votre poids augmente sur la balance malgré les faibles portions ingérées. Mauvais calcul.
  • L’alimentation a beaucoup d’impact sur notre quotidien et notre état d’esprit. C’est purement biologique : trop de restrictions dans l’assiette peuvent augmenter le taux de cortisol (l’hormone du stress). Pour déstresser, accordez-vous donc de bons cheat meal de temps en temps 😉
Cheat meal, fondue , se faire plaisir, déculpabiliser

Comment réussir son cheat meal ? 

On me pose parfois la question “comment réussir mon cheat meal” ? Alors même s’il n’y a rien “à réussir”, je vous partage quelques conseils qui pourront vous aiguiller dans l’art du “trash” ou du “cheat meal” :  

  • 1ère règle du cheat meal : on prend son temps. Le cheat meal idéal vous fait réellement plaisir. Il aide à éliminer toute frustration, en vous procurant un sentiment de satisfaction. Que votre cheat meal soit le résultat d’une envie soudaine ou d’un repas savamment préparé, son rôle est simple : vous apporter joie et réconfort.
  • 2ᵉ règle du cheat meal : ce qui se passe au cheat meal reste au cheat meal ! Pour être efficace, ce repas ne doit engendrer ni remords, ni culpabilité. Vous dégustez, vous kiffez… et c’est tout ! Gardez en tête les bons côtés du cheat meal. S’il s’agissait d’une sortie au restaurant par exemple, ce repas vous a permis de passer un bon moment avec vos proches. Si vous vous posez la question “comment éliminer un cheat meal”, c’est totalement contre productif ! Je vous invite à suivre mon rééquilibrage alimentaire si vous voulez apprendre à mieux gérer ce rapport à l’assiette.
  • 3ᵉ règle du cheat meal : misez sur l’équilibre ! Un cheat meal est un moyen de vous faire plaisir, mais pour garder ce plaisir intact, n’en faites pas une habitude quotidienne ! Comme un funambule sur un fil, l’équilibre alimentaire c’est un coup à droite, un petit coup à gauche… On fait péter le repas trash et puis on reprend notre routine alimentaire équilibrée.

Que faire après un cheat-meal ?  

Rien ! On reprend comme avant, ni plus, ni moins. Gardez un bon souvenir de votre expérience, tout simplement ! Le cheat meal est là pour vous faire du bien : ces “trash” font partie du jeu !

En vous autorisant quelques gourmandises chaque semaine, vous écoutez votre corps, continuez de partager des moments de vie avec vos proches, et gardez le moral, en prime… Bref, pas de quoi en faire tout un fromage hein 😉


Voilà, j’espère que mon article vous aura convaincues qu’il n’y a aucun mal à se faire plaisir ! Pour apprendre à manger sans prises de tête, n’hésitez pas à découvrir mon programme “Rééquilibrage alimentaire”, qui vous guide pendant 4 semaines et vous réconcilie avec votre assiette !


Commentaires
  • 🌼
    8 novembre 2020 à 16:06

    Merci pour cet article si vrai. Comme beaucoup d’autres j’imagine, lorsque j’ai commencer à entreprendre un mode de vie plus sain, j’ai vite sombré dans « l’hyper contrôle » et le moindre petit trash est devenu synonyme de stress, de contrariete, et plus du tout de plaisir car je le considérais comme une erreur insurmontable.
    Savoir se faire « plaisir » et garder le côté sociale de la nourriture est un aspect fondamentale de la bonne santé physique et mentale. Merci de le rappeler ❤️

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  • Katel
    7 novembre 2020 à 23:23

    Merci pour ton article. Ça déculpabilise à fond. Merci merci Lucile !

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  • Emilie
    7 novembre 2020 à 13:45

    Totalement en phase avec ta philosophie Lucile, en revanche je n’aime ni l’expression « cheat meal », ni « trash » : ce n’est pas parce que c’est super gourmand que c’est de la junk food ou de l’ultra-transformé ! 80% sain, 20% libre ? Merci pour tout.

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    • Lucile Woodward
      9 novembre 2020 à 12:37

      Bonjour Emilie, vous pouvez appeler ça comme vous le souhaitez 🙂 c’est propre à chacun , très belle journée à vous

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  • Laurie
    6 novembre 2020 à 08:01

    bonjour Lucile, merci pour ton article, toujours hyper agréable à lire. Mon fils (17 ans) a bloqué sur la photo des burgers !!!! j’en ai profité pour lui faire une ptit résumé de ton article hihi bonne journée

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