Le décor des vacances

Cet été j’ai passé du temps en Angleterre et en Écosse. Nous avons profité du pays de mon conjoint à fond, et les enfants ont adoré explorer ces recoins peu fréquentés l’été.

Et en bons anglais, nous avons visité pas mal de pubs locaux bien sûr. Avec cette particularité hallucinante désormais au Royaume Uni : l’omniprésence des chiens dans les boutiques, bars, hôtels et restaurants…

J’adore les chiens, j’en ai un, là n’est pas la question. Ce dont je voudrai vous parler aujourd’hui c’est de la place qu’ont pris les chiens dans la société britannique, et surtout la place alimentaire qu’on leur octroie là-bas.

L’exemple frappant : l’alimentation pour chiens en lieux publics

Je vous avais déjà parlé des glaces pour chien qui sont proposées dans les petits restos en forêts ou dans les parcs en Angleterre. Une sorte de crème froide adaptée aux goûts canins. Qui fait fureur et qui est désormais proposée partout aux UK où l’on vend des glaces et autres snacks gourmands.

À présent, il y a aussi dans les bars et restaurants : les « DOGS MENU ». De véritables cartes pour les chiens, avec boisson colorée, dog bowl façon poke bowl, biscuits au saumon pour l’apéro !

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juste à côté des chips pour humains : le dog menu !

Attention, ces snacks et menus sont ultra qualitatifs ! Pas de conservateurs, pas de sucre ajouté, que de la pure qualité croquette.

Oui oui, tout est vrai. C’est payant, assez cher, et ça marche puisque je l’ai vu dans plusieurs pubs que j’ai visités.

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Dog Martini : eau, potasse, sucre de coco, sel, sorbate de potassium, acide citric, arôme poulet, arôme vanille, arôme fruit de la passion.

L’argument commercial derrière le phénomène

Comique ou pas, un journal local titrait : « les commerces de centre-ville accueillant les chiens voient leur chiffre d’affaires augmenter ».

Explication : lorsqu’un vendeur offrait une friandise au chien du client, ce dernier restait plus longtemps en boutique et achetait plus. Avec un britannique sur trois propriétaire de chien, on comprend le business.

Au fil de nos vacances, on en discute avec mon mari, on en rigole, on s’imagine gênés dans les petites boutiques de St Germain en Laye avec Bruno (notre labrador) avalant un biscuit au saumon…

Le revers inquiétant : l’obésité animale

Quelques jours plus tard, dans l’Ouest de l’Écosse, un autre article dans un journal local, beaucoup plus inquiétant celui-ci… Les vétérinaires envisageraient de mettre les chiens obèses sous Wegovy (GLP-1, anti-obésité aussi connu sous le nom d’Ozempic).

Car en effet, aux UK, la pandémie d’obésité et de surpoids touche aussi les chiens :

  • 50% des chiens sont en surpoids ou obèses,
  • 43% des chats.

En France :

  • 25-30% des chiens,
  • 46% des chats (OMS 2024 et étude vétérinaire universitaire 2022).

Avec, il faut le noter, beaucoup moins de propositions de grignotage canin chez nous.

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La vraie question : responsabilité individuelle ou environnement ?

Est-ce la faute des chiens et des chats britanniques de toujours se goinfrer ?
Faut-il punir les toutous feignants incapables de faire leurs 10 000 pas par jour ?

Ou bien est-ce la faute de l’environnement « pro-obésité pour animaux de compagnie » ?
Des snacks, boissons, menus toujours plus nombreux et attrayants…

En France, on trouve ça fou. Mais pourrait-on mieux informer les maîtres sur les besoins réels de leurs chiens ? Sur les dangers des grignotages permanents ?

Réflexion critique : que faudrait-il faire ?

  • Forcer les maîtres à donner plus d’exercice et de stimulation à leurs chiens.
  • Limiter ou interdire ces snacks industriels destinés au profit plus qu’à la santé.
  • Mieux encadrer le marché des produits alimentaires pour animaux.

Est-ce toujours de la faute des consommateurs ? Ou bien d’un environnement qu’il est extrêmement difficile de contrer ?

Conclusion – Une démonstration par l’absurde

Cette démonstration de l’obésité des chiens en Angleterre est bien la preuve que le surpoids généralisé n’est pas uniquement lié à la volonté individuelle.

Chiens, humains, chats… Considérons enfin le système en place, celui qui favorise les bénéfices financiers aux dépens de la santé et du bien-être des consommateurs.

Chiens, humains, chats… Tous dans le même bateau.

Qu’en pensez-vous ?

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