50% des ados ne peuvent pas courir ? Vraiment ?

Ces deux dernières semaines, deux grosses actualités concernant le sport des adolescents ont fait surface. Première info : le fait que 42% des adolescentes arrêtent le sport vers 15 ans.

Deuxième info : les enfants de sixième ne sont pas super forts en cardio et en souplesse, et beaucoup d’entre eux ne peuvent même pas courir 5 minutes.

Alors j’ai décidé d’en parler à mes enfants, qui sont les premiers au contact exact de ces âges-là. Ma fille a 11 ans, elle est élève de sixième et a participé à ces tests sportifs de début d’année. Il fallait courir pendant quelques minutes, effectuer un saut en longueur sans élan, toucher ses pieds debout jambes tendues.

Mon fils a 15 ans, il est élève en seconde, et côtoie chaque jour des adolescents et des adolescentes qui font ou ne font pas de sport.

Je vous propose dans cet article de lire d’abord l’analyse de mes enfants. Puis la mienne. Et ensuite dans les commentaires, n’hésitez pas à faire part de vos avis.

Voici ce que mes enfants m’en disent.

Sur les filles qui arrêtent le sport à l’adolescence

En sixième, comme en seconde, la préoccupation principale de beaucoup de jeunes filles est la beauté extérieure. Les cheveux, le maquillage, les vêtements. Lisse, lisse, lisse : rien ne doit dépasser, être différent des autres, ne pas montrer de naturel. Ma fille me raconte à quel point ses copines de sixième n’ont que 2-3 stylos dans leur trousse d’école, et le reste est surtout composé de gloss à lèvres, pinceaux pour les yeux et autres accessoires de retouche hair/make up pour la récréation. Mon fils confirme.

Selon mes enfants : la perspective de transpirer, être vue dégoulinante, rouge, maquillage qui coule, cheveux trempés à la racine… C’est non.

Mon fils m’explique que depuis la 6ème, la majorité des enfants dans sa classe ne souhaite absolument pas participer aux cours d’EPS. Surtout les filles “elles font exprès de ne pas faire de sport.” Elles n’ont pas envie. Point.

Une de mes jeune collègue m’indique aussi que les influenceuses “sport” sont tellement parfaites sur les réseaux (et il y en a énoméééééément) que ça freine au lieu de motiver. Les jeunes filles pensent “Je ne suis pas assez mince pour aller au sport”, “pas assez stylée”, “On va me juger”, “Je ne suis pas sportive”…

Règles, seins, jugement, regards des garçons

Pour ce qui est des contraintes du corps féminin et des changements corporels : “les règles” “les seins” etc… Font que certaines jeunes femmes ne sont plus à l’aise avec leur corps, ne savent plus comment bouger pour se sentir bien, ont peur du jugement, de se changer devant toutes les autres dans les vestiaires communs. Elles expriment le sentiment que leur corps devient objet de regards des garçons, et que c’est difficile à assumer dans un contexte de sport mixte au collège lycée.

Les copines de ma filles qui sont sportives et déjà reglées ne le voient pas comme un problème : elles savent très bien gérer leurs règles et le sport. “Mais certaines copines ont mal et ne veulent pas faire de sport à ce moment là, ce ne sont pas les sportives en club.”

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Sur le cardio et le running chez les ados

Toujours selon mes enfants : il y a des élèves dans l’école qui font déjà pas mal de sport, qui pratiquent en club et qui se sont construits en tant qu’enfant sportif : il n’y a pas de problème. Ils assument dans leur personnalité à l’école d’être un enfant sportif, mouillent le maillot en cardio et sont vus comme des “héros de la classe” ou les forts en sport de la classe. Eux participeront à fond et auront des bonnes notes dans la plupart des activités EPS proposées. Ce sont surtout des garçons et quelques filles par classe. Ils sont très encouragés par les autres élèves à continuer. Mais n’inspirent pas les autres à s’y mettre.

Encore une fois : la majorité des élèves et surtout les filles n’ont juste pas envie de faire le sport EPS, ne veulent pas participer, point barre. Elles et ils n’ont pas envie.

Ce que j’en pense

Je pense avant tout que ces tests de 6ème sont beaucoup biaisés, car dès les premières semaines de classe : la personnalité se définit, et si des jeunes gens sont dans le jeu d’apparence, ils feront exprès – même pour ces tests – de ne pas faire de sport, de ne faire aucun effort. Donc beaucoup d’enfants en réalité peuvent courir 5 minutes, c’est juste qu’ils ne le font pas, parce qu’ils n’ont pas envie de le faire.

Ensuite, il y a un souci d’apparence ENORME pour les jeunes filles adolescentes. Ce n’est pas nouveau. Mais j’ai l’impression que c’est encore plus. Plus lisse, plus parfait. Certainement lié aux tendances filtres / make up ultra pro sur les réseaux sociaux. Et donc la réalité du sport n’a aucune place là dedans. Et pour le sentiment de sexualisation du corps, les regards, les complexes… Franchement c’était déjà le cas il y a 30 ans, lorsque moi-même j’étais au collège lycée. Rien n’a été fait en psycho pédagogie sociétale pour changer cela.

Ce que je retiens surtout c’est que si tu n’as pas été super sportif en primaire, c’est plutôt mort au collège lycée. Donc la responsabilité des animateurs de sport entre 6 et 10 ans est immense. C’est là que tout se joue.

Trop de focus compétitions trop jeune

Il faut s’en rendre compte : le sport comme il est proposé aux jeunes en France pour l’instant, n’est pas du tout attractif pour les masses. Il l’est pour les enfants de parents ultra investis dans le sport, qui encouragent à un peu de compétition et de confrontation aux autres – je m’inclus dans cette description.

Mais IL Y A TROP DE FOCUS COMPÉTITIONS DANS LES CLUBS SPORTIFS. Je l’ai vu partout, dans plein de sports que mes enfants et leurs amis ont pratiqué.

Matchs avec coachs déchainés qui parlent mal aux enfants, relégation en équipe B ou équipe C dès lors que tu rates 2 entrainements, parents pourris par message de la coach parce que leur fille n’était pas présente à un stage d’entrainement un week-end de Mai, debrief “déception du coach” alors que l’équipe n’est pas qualifiée en championnat de France, sélection de seulement 15 jeunes sur 45 à l’âge de 12 ans pour poursuivre dans le club qui a des ambitions régionales et nationales…

Tout ce que je vous raconte est du 100% vécu par moi ou des parents d’amis proches, dans des petits villages alentours pour des enfants sportifs totalement normaux.

Les choses ont changé !!

Il n’y a que très très peu de place pour la pratique du sport plaisir, sport loisir encadré pour les enfants en France. C’est soit tu es compétitif, soit tu es viré du club (ou on te fait sentir que c’est pas trop la peine de continuer). Et donc ça : ça rebute d’emblée certains parents qui n’ont même pas envie d’inscrire leur enfant de 6 ans au foot ou au hand, parce que s’ils ne les emmènent pas aux matchs tous les week-ends, l’enfants sera “viré”.

Les choses ont changé !! Les parents sont crevés et n’ont plus autant d’entrain à amener leurs enfants aux matchs tous les week-end. Les enfants aspirent à plus de liberté et de plaisir dans leur pratique sportive. À pouvoir plus facilement changer de sport aussi, ce qu’on voit toujours d’un très mauvais œil en France.

Si l’on veut que les ados fassent du sport : il faut qu’ils aient été habitués et très à l’aise dès très jeunes enfants. Avec du jeu, du fun et que ça perdure à l’adolescence.

L’hyper-spécialisation jeune est néfaste au haut niveau

Une immense étude explique désormais que les jeunes enfants spécialisés trop tôt dans leur sport ne deviennent pratiquement JAMAIS des sportifs de haut niveau national ou international. En effet : c’est la multitude des pratiques sportives enfant, et le plaisir pris pendant le sport qui sont les facteurs les plus importants pour prédire du très haut niveau d’un jeune athlète.

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Entraineurs biberonnés à la compétition

Après : je comprends les entraîneurs qui ont été biberonnés à la compétition et qui sont “évalués” dans la fédération ou dans le club en fonction de leurs résultats sportifs. Ok pas de problème pour les enfants qui en ont envie. Mais dans ce cas-là ouvrons plus d’encadrement “loisirs”. Avec des vrais entraîneurs qui sont formés pour faire pratiquer du sport PLAISIR. Fun, sympa, où on se marre. Et les mettre très en avant aussi.

Perso déjà il y a 30 ans, j’en ai eu plus que marre de nager nager nager contre les chronos. J’ai arrêté mon sport d’enfance parce qu’il n’y avait pas de proposition de pratique “loisir” pour des gens de mon âge. C’était compétition ou arrêt. Je suis passée à d’autres sports. En rejetant la natation pendant 10 ans.

Trop de héros sportifs

Je pense également qu’on communique trop sur le sportif “super héro national” sur la performance, et pas assez sur le sport plaisir. Ok les M’Bappé, les Léon Marchand, les Perrine Laffont, les Pauline Ferrand Prevost. On les aime et on les soutient.

Jeanne, qui m’aide dans l’éditorial du podcast LONG LIVE m’a egalement partagé en début de semaine des profils de jeunes femmes “influenceuses fitness” (elles ne sont pas professionnelles de la forme) qui se montrent en train de faire du sport, mais en étant toujours parfaitement maquillée, coiffée, sans transpiration, poses de corps aux courbes “parfaites”… Non ce n’est pas ça le sport !! Le sport ça transpire, ça rougit, ça essouffle, ça décoiffe, ça pue un peu à la fin…

Il nous faut donc trouver un nouveau récit sur le sport plaisir. Je ne sais pas moi : je ne suis pas directrice marketing d’une agence de pub. Mais mettez un Kylian M’Bappé dans un city de foot et faites-le jouer avec des influenceuses beauté. Demandez à Léon Marchand de jouer au water polo avec des youtubeurs jeu-vidéo. Et voyez-les se marrer !! RIGOLER !!! Etre moche avec des cheveux transpirants : et en rire.

Les enfants n’en ont rien à faire de leur santé

Enfin, les messages de santé publique destinés aux enfants n’ont AUCUN INTÉRÊT. Le sport santé pour les enfants : ça ne marche pas. Surtout pour les ados. Entre 11 et 20 ans : les jeunes n’en ont rien à faire de leur santé, ils se sentent invincibles et ça ne risque pas de changer. Insistons sur le plaisir, le fun, le sport non compétitif, le jeu, le visage naturel dans l’effort.

Accompagnons nos enfants dans le jeu, le plaisir et le naturel, ils auront plus envie de faire du sport.

68 replies on “50% des ados ne peuvent pas courir ? Vraiment ?

  • Sophie Vasseur

    Sujet super intéressant et commentaires édifiants !
    Proposition de dispositif différent et super positif. Déjà existant à la faveur de volonté communale ou associative : les « écoles des sports ».
    Ce fonctionnement peu développé mais tellement efficace favorise l’activité physique et le sport plaisir dès le plus jeune âge.

    Le principe : une discipline sportive différente pratiquée entre chaque période de vacances scolaires.
    Exemple : handball en periode 1 / athlétisme en période 2 / gym en période 3 / natation en période 4 / tennis en période 5. Et chaque année, ça varie un peu.

    Pas de compétition mais des sorties « loisirs » à la journée plusieurs fois dans l’année. Selon les budgets et le opportunités du secteur géographique : sortie ski, balade à vélo, rando, course d’orientation, voile, escalade, sports d’eau vive, etc.
    Testé comme éduc bénévole et maman : c’est top 👍🏼 L’idéal pour se dépenser et s’amuser sans obligation de se spécialiser !

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  • Sophie

    Merci Lucile pour cet article
    3 enfants ici : garçon bientôt 18 ans, il faisait de l’athlétisme en club jusqu’à l’année dernière mais peu de compétitions car il n’aime pas, cette année il est en club running avec des personnes de tout âge mais comme même largement plus âgé que lui ( 30 40 50 et même 60) et il adore, fractionné une fois par semaine et renfo, et une course longue le weekend ( décontracté)
    Au moins pour l’année prochaine où il sera en études supérieures avec peu de temps, il pourra caler des petites sorties pour se défouler. Je pense qu’il ne pourra pas faire partie d’un club sportif…
    Le deuxième : 15 ans, basket à fond depuis ses 7 ans, mais demande aussi un investissement de la part des parents pour les matchs qui sont loin
    Aime l’esprit d’équipe et ses entraîneurs sont parfois trop compétition mais il ne se vexe pas de se prendre des remarques
    La troisième : 11 ans, natation sans compétition, mais j’ai peur qu’à la puberté elle lâche la piscine ( avec ses règles et tout ça ) mais n’aime pas non plus la compétition
    Elle se sent bien dans l’eau et aime cette sensation
    Après il y l’ AS au collège le mercredi après-midi où il font plein de sport différents ce qui est top ( j’aimerais que ma fille y aille, ses frères n’ont jamais voulu..)

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  • Céline

    wahou!! Quel bel article qui reflète tellement ce que je vis ou j’ai vécu avec mes enfants.
    Les coachs qui mettent la pression : » l’objectif de cette année c’est de passer en poule 2! Donc si vous êtes là pour vous amuser, ce n’est pas la peine de venir! » Résultat : mon fils a arrêté le basket! Il aimait jouer pour le plaisir, pour partager des bons moments avec ses amis. C’est dommage de dégoûter les jeunes comme ça.
    Je suis également enseignante en élémentaire et passionnée de sport. J’essaie de faire découvrir le sport autrement à mes élèves. Kinball, vtt, escalade, accrogym, danse, athlétisme, course d’orientation. Ils apprennent tellement d’autres choses en faisant du sport!
    Mais je suis également formatrice et je circulent dans de nombreuses écoles. Et je comprends que certains enseignants abandonnent : pas de salle ou d’espace extérieur adapté, pas de matériel, des parents qui grincent si les enfants font sport dehors en plein hiver ou qui râlent parce qu’on ferait « mieux de faire des maths et du français »! Et peu ou pas de formation en sport!! Rien n’est fait non plus pour inciter les enseignants à faire eux-mêmes du sport! C’est tellement dommage!

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  • Pascaline

    Bonjour Lucile.
    Article très intéressant comme toujours.
    J’ai 3 enfants (garçon de bientôt 17 ans et 2 filles de 14 et 12).
    Ils sont sportifs depuis tout petits (foot en club pour mon fils et hockey sur gazon (sport très présent en Belgique et surtout dans la région de Bruxelles) pour mes filles donc 3 entraînements par semaine + match (et aussi cours d équitation et tennis)).
    Il ne vient pour l instant à personne d arrêter le sport ; en Belgique, l’école finit tôt et on peut « facilement » faire du sport après l’école.
    Je rejoins ce que tu dis sur le sport en primaire et comment tu es perçu dans ta classe si tu es sportif/ve. C’est le cas de mes enfants ; c’est surtout perceptible chez les filles ; elles sont aussi bien sûr attentives à leur look (pas de maquillage par contre) mais elles sont très appréciées par le prof de sport et le reste de la classe car se donnent à fond et sont même qqfois « obligées » de faire équipe avec les garçons tellement peu de filles sont investies dans les cours d EPS.
    Le lycée où ils étudient est aussi très moteur dans les projets sportifs et il y a AS (avec une offre très variée de sports proposées) tous les midis pendant l’heure du déjeuner avec passage prioritaire à la cantine.
    Pour finir, nous parents sommes présents à tous les matches et sommes aussi sportifs (totalement amateurs) et cela nous semble essentiel de « donner l’exemple ».
    Bonne journée.

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  • Claire

    Bonjour Lucile,
    Petit complément qui va dans le même sens : vu le nombre d’heures passées à l’école par semaine au primaire, le sport loisir pourrait très bien être intégré dedans. Combien d’écoles font faire aux enfants les 30 min journalières ???
    Quant au sport en dehors de l’école, dans « ma » campagne, c’est effectivement très orienté compet même chez les enfants de cet âge-là (en gym par ex). Ou pas de proposition du tout d’ailleurs (par ex le club d’athlé ne prend qu’à partir du collège).
    Quand j’étais enfant, je faisais dans une structure municipale du multisports (plein de sports différents découverts dans l’année).

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  • Annick

    Bonjour. Wouah ! quel article !👍 Je suis sidérée par ces adolescentes influencées. Enfants, mes garçons avaient le choix du sport pour l’année à venir. Puis, poursuivre l’année suivante ou en découvrir un autre. Aujourd’hui l’inscription annuelle à un sport pour nos 3 petits enfants (de 5 à 13 ans) fait l’objet du cadeau (ou participation) que nous leur offrons à leur anniversaire. C’est en fait plus qu’un cadeau annuel, ce sont des valeurs « à vie « . Nous les encourageons dans le sport choisi, participons aux déplacements, pour soulager les parents (nos enfants). En vacances chez papy mamy, on bouge (en extérieur et intérieur) et ils me suivent quotidiennement pendant la pratique de « mes » 30 mn ECLW. (connaissent bien Lucile..en vidéo). Cet article me conforte à poursuivre mes actions. En acceptant de passer l’agrément (intervenant bénévole) pour accompagner les enfants aux sorties à la piscine je sais que je contribue à PERMETTRE AUX ENFANTS des écoles (locales) de se familiariser à cet espace et apprendre à nager. A bientôt.

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  • Marie

    Bonjour Lucille,

    Merci pour cet article très pertinent. J’apporte mon regard vu d’un autre continent, l’Australie, où sont nés et grandissent mes 3 enfants. Ici, le sport est religion dès la petite enfance. L’environnement joue certainement mais je constate aussi un investissement important des parents. A l’école aussi, ils font beaucoup plus de sport et les journées finissant à 15h, cela laisse la place à beaucoup d’activités extra-scolaires. Tout n’est pas parfait, loin de là, mais pourrait être source d’inspiration pour faire mieux sur la motivation des jeunes en sport.
    Merci pour ce partage intéressant qui fait réfléchir .

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  • Aude

    très bon article (comme d’habitude) ; j’ai la chance d’avoir des filles qui ne se sont pas laissées influencer pour l’apparence (en tout cas le maquillage, le look par contre un peu il faut un bel outfilt!) mais comme déjà dit dans d’autres commentaires, l’exemple des parents jouent beaucoup : je ne me suis jamais maquillée (donc naturelle) et je fais du sport donc les enfants me voient dégoulinantes. par contre, la question des vestiaires reste importante (parfois mixte, pas de temps pour se changer ….). Coté sport : merci les AS de collège et lycée qui permettent de découvrir des sports, l’arbitrage, quelques compétitions mais dans un esprit plaisir. coté club : j’ai eu la chance de club de tennis bienveillant qui accompagnait ceux qui le vouaient dans les tournois individuels (mon fils ainé) mais surtout les tournois en équipe qui permettent à tout le monde de représenter son club, ou juste suivre les entrainements (ma fille) et un entraineur qui a approuvé l’arret de mon plus jeune parce qu’il voyait bien qu’il n’avait pas de plaisir (aucun commentaire sur son niveau), passage par le ping-pong pour le plaisir pendant 3 ans et maintenant du padel. bref, continuer le sport le plus longtemps possible meme qd à 16 ans on n’a du mal à se motiver ! Ne pas lacher !

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  • Muriel

    Merci Lucile. Dans le mille, comme d’hab. 😉
    Je désespère de voir mes enfants, surtout ma fille de 14 ans, prendre goût au sport. Je lui ai lu ton article ce matin, au petit-déjeuner. Elle etait d’accord sur le fait que beaucoup de ses amies ne veulent pas. Elle, par contre, fait beaucoup d’efforts pour participer. Elles a de très bonnes notes partout, sauf en EPS, alors qu’elle fait tout pour ne pas baisser sa moyenne générale à cause de cette matière. Mais force est de constater qu’on ne récompense pas les efforts. Comme depuis toujours, il faut être déjà fort, déjà sportif, pour avoir des bonnes notes. Ce qui ne contribue pas à l’encourager, bien au contraire. J’ai même failli prendre rdv avec le prof de sport pour lui en toucher deux mots (alors que les parents, en général, vont voir le prof de maths, de français;-)).
    J’ai pour ma part toujours été sportive, et je pratiquais le hand en club. Quand je lui ai dit qu’à cette époque-là, les sports collectifs contribuaient à déshyniber, qu’on prenaient toutes la douche ensemble après l’entraînement, et que ça ne gênait personne, elle a fait de gros yeux. Apparemment, cela ne se fait plus, même en club. Respecter la pudeur de chacun.e, c’est très bien. Mais à cet âge ingrat, ça fait également beaucoup de bien de voir que les copines aussi ont des poils, de la cellulite, des boutons partout, même sur les fesses. 😉
    Comment lutter contre ses complexes d’adolescentes, si la seule image que l’on perçoit des autres, ce sont les corps parfait, et parfaitement lisses des réseaux sociaux ? Si au collège, on ne voit les autres filles que cachées derrière leurs vêtements et maquillage ?
    Voilà, je suis dépitée de voir ma fille (et ses copines) se focaliser sur la trace de la culotte qu’on pourrait voir à travers le jogging, sur les tétons qu’il ne faut surtout pas voir apparaître sous la brassière…quand j’entends les remarques qu’elles se font entre elles, je me retiens d’aller faire une distribution de baffes à la sortie du collège.

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  • Violaine

    Bonjour Lucile, merci pour cet article très intéressant.
    Un autre témoignage pour ma part. Ma fille de 14 ans pratique la gym en compétition (3x/semaine) depuis 5 ans. Depuis toute petite, je l’ai « traînée » avec moi au ski, au ski de fond, à la randonnée à pied, au vélo, à la natation. Tous ces sports n’ont pas pris « pour l’instant ». MAIS… ce que je constate, c’est qu’elle s’éclate dans son sport de gym en club parce qu’elle a ses copines, parce que son entraineur reste un bonhomme humain qui leur donne du PLAISIR! Finalement les résultats restent accessoires parce qu’elles se marrent. Son apparence physique est importante mais elle n’est pas accrochée au maquillage. Je restreins autant que faire se peut l’accès au téléphone, je ne cache pas que c’est une vraie source de conflit.
    En revanche, j’ai aussi à la maison la fille de mon conjoint, 14 ans aussi, et qui ne jure que par le maquillage et l’apparence. Elle passe son temps sur son téléphone, et l’apparence a davantage d’importance que ses propres envies ou convictions (c’est elle qui le dit). Même si elle pratique encore le cirque une fois par semaine, il n’y a plus moyen de la faire sortir pour autre chose que du shopping. C’est d’une tristesse terrible.
    Conclusion: ça s’apprend bien depuis tout petit, et je suis assez d’accord sur le fait de varier les sports, et bien entendu de prendre du plaisir, c’est essentiel. Par ailleurs, quand ils grandissent, restreindre l’accès aux écrans me paraît indispensable.

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  • SARAH

    Hello,
    Cet article m’a fait me questionner. Mon frère et moi nous n’avons jamais fait du sport en compétition mais nous n’avons jamais non plus arrêté le sport. Nous sommes adultes maintenant et mon frère jeune papa. Mon constat c’est que l’environnement familial a une énorme influence. Mes parents sont tous les 2 sportifs et surtout ils aiment être dehors. Mon frère faisait du VTT et de la Voile avec mon Papa puis avec des copains (on est bretons). Aujourd’hui encore quand ils se voient c’est pour aller faire du vélo. Je faisais de la natation et de la danse avec ma maman ado. Ma maman s’est remis au claquette avec moi quand j’étais ados. On s’était automotivé. Les vacances étaient aussi axés extérieur : surf, ski, randonnée depuis petits. On allait voir le samedi soir des matchs de basket en famille. Aujourd’hui, je fait du ski de randonnée, de la randonnée ou de l’escalade avec mon Papa quand on se voit. C’est une synergie familiale le sport chez nous. J’avais aussi des copines sportives avec qui j’allais nager, courir. Je conçois que c’est aussi un budget pour certaines familles. Chez nous, toutes les demandes les plus farfelus de stages sportifs, d’équipements sportifs, c’était oui. Pour le sport plaisir, je recommande les stages d’UCPA ou les stages/colo multisport organisé par les communes pendant les vacances scolaires. A retenir : l’environnement familial joue pour beaucoup.

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  • Catherine

    En Norvège quasiment pas de compétition avant 13 ans et combien de médailles aux JO d hiver ? ils sont aujourd’hui premiers au classement me semble t il

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  • Catherine

    En Norvège quasiment pas de compétition avant 13 ans et combien de médailles aux JO d hiver ? ils sont aujourd’hui premiers au classement me semble t il

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  • Aurélie Chatelier

    Bonjour Lucile et merci pour cet article !
    Mes enfants ont le même âge que les tiens et font les mêmes constats… mais dans une zone rurale où une majorité de lycéens ne font plus de sport : bus à 7h15, retour à 19h avec les devoirs, pas d’association sportive au lycée (ce qui nous sauvait au collège !), et pas grand-chose – rien, en fait – le week-end comme offre pour les ados. Tout repose sur la volonté de faire du sport seul à la maison ! Je constate avec ma fille de 14 ans qu’elle se braque à l’idée que des gens la voient faire du sport et la jugent nulle. A la piscine ça va, mais elle ne fait pas de longueurs sans moi, elle ne se trouve pas légitime dans une ligne de nage (alors qu’elle a pris des cours pendant 3 ans donc elle gère bien). Dur dur l’adolescence…
    Mon fils a été dégoûté des compétitions par 3 ans de basket avec l’injonction aux rencontres tous les week-ends, les copains qui ne te font pas de passes en entraînement si tu fais pas les compétitions… heureusement il a trouvé son sport « plaisir » depuis 4 ans dans un club de boxe bien plus relax et où il peut maintenant participer au cours ados / adultes : tous les âges, tous les niveaux, toutes les silhouettes. J’espère que ça l’aidera à continuer à s’y sentir à l’aise en grandissant.

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  • Stéphanie

    Salut Lucile. Concernant l’arrêt du sport pour les adolescentes, il y a aussi les horaires qui compliquent la donne. Ma 15 ans fait de la danse au conservatoire depuis ses 4 ans et plus tu avances en âge plus l’entraînement est tardif. Cette année 19H/20H30. L’année prochaine 20H30/22H. A 16 ans ? Ce n’est vraiment pas adapté !
    Quant à ma 2ème très très sportive, les coachs de hand ou de taekwondo ne sont vraiment pas sympas, leur hurlent dessus, il faut s’accrocher pour garder la motivation. Je fais un parallèle avec le conservatoire : ils proposent une formation très exigente à des gens qui veulent en faire toute leur vie. Mais ils finissent pas en dégouter les autres.

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  • Marion

    Bonjour Lucile,

    Je partage complètement ton point de vue. Quel dommage qu’il n’y ait pas d’entre deux entre la flemme sur le canap’ et le sport compétition pour nos ados. Je suis dans la team rugby avec mes 3 garçons (17, 15 et 12 ans) depuis bientôt 8 ans:
    – les points positifs: ils s’éclatent, apprennent la persévérance, l’esprit d’équipe et passent plus de temps dehors qu’à la maison sur les écrans
    – les points négatifs: leur manque de curiosité pour d’autres sports (« quoi Maman, tu fais de la danse, mais c’est pas un sport? »), le manque de mixité (2 filles grand max par équipe et entre mecs à partir de 14 ans), la logistique familiale (mission impossible de trouver un weekend où il n’y aura pas un match/tournoi)
    Bref, je m’estime chanceuse d’avoir des enfants sportifs et j’espère qu’ils continueront à pratiquer (quel que soit le sport) à l’avenir, mais à l’échelle de la jeunesse française, et notamment des filles, quel gâchis! Surtout quand on sait qu’après les coachs sportifs (toi la première!) nous incitent à 40 ans à aller trouver notre sport plaisir !
    Merci de nous éclairer sur ce sujet…..

    Répondre
  • Priscilia

    Malheureusement c’est toujours d’actualité pour la natation. Ma fille est en 4e et vient d’arrêter la natation en compétition car elle est épuisée par le rythme, mais pas de cours de natation loisir pour son âge. Après les cours d’apprentissage pour les enfants, soit c’est le niveau compétition, soit c’est le cours loisir/perfectionnement adultes qui est bien trop tard dans la journée (et je ne vais pas la mettre avec que des adultes). C’est dommage parce qu’elle adore nager et il n’y a pas vraiment d’autres sports qui l’intéresse.
    En tout cas merci Lucile de nous proposer toujours du contenu de qualité. C’est un plaisir de te lire.

    Répondre
  • Margaux

    Merci pour cet article que je trouve hyper intéressant, c’est une riche idée d’avoir demandé l’avis a tes enfants. J’avoue qu’en tant que maman de deux petites filles de 2 et 4 ans ça me fait très peur par contre. On a un sacré poids sur nos épaules pour que nos filles ne tombent pas dans cet attrait pour l’apparence à l’excès et s’intéressent à autre chose que ce soit le sport ou la culture. Quand elles sont petites c’est facile de les intéresser a plein de choses mais j’ai l’impression que quand les enfants grandissent c’est vraiment dur de lutter contre les effets de la société. En tout cas ma fille de 4 ans fait du karaté cette année ça ne la branche pas plus que ça, on fera autre chose l’année pro. J’ai la chance d’être avec elles le mercredi ça ouvre plus de portes. Elle fait aussi du vélo a côté de moi qui court, j’espère qu elle retiendra qu être rouge et les cheveux gras on s’en fout 🙂

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  • Delphine

    Bonjour, merci Lucile. Je te rejoins sur tous les points. Surtout la pression de la notation. Et la notation à l’école ça n’aide pas au sport plaisir. Mais j’ai aussi souvenir de la pression de devoir faire gagner son équipe sinon on était pas désiré dans l’équipe. J’ajouterais que les enfants sont beaucoup plus devant l’écran. J’ai grandi avec une seule télévision dans la maison et elle n’était pas allumée toute la journée. On jouait avec nos amis dehors, on se dépensait et finalement on faisait du sport (vélo, roller, courrir) sans être en club. Donc le sport plaisir c’était déjà un problème avant, les écrans c’est plutôt récent.

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  • Helene

    Bonjour et merci pour cet article
    Perso j’ai 3 enfants dont 2 en lycée sportif et plutôt compèt. Le troisième doit trouver sa place dans la fratrie où il est jugé comme pas sportif et dans les clubs. Il a eu une bonne expérience en escalade mais a arrêté quand il a voulu faire de la compétition, c’est pas son truc. Du coup direction le club de basket pour rejoindre les copains qui jouent avec l’équipe 1 mais lui avec la 3. Pas d’entraînement en commun, il joue même pas 5′ par match, … Heureusement un coach est attentif, lui propose de faire des entraînements avec les copains et l’a amené vers l’arbitrage.
    Je loue les quelques coachs sportifs loisir rencontré en club et des profs d’EPS avec du sport le midi ou le sport est partagé entre copains
    Bonne journée

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  • Anne B

    Et oui….
    Triste réalité
    Ma première faisait de la danse après avoir subi 2 galas elle a arrêté et a fait de l’escrime dès que le prof a parlé de compétition elle a aussi arrêté. Elle a fait de l’équitation elle a arrêté au moment où on lui a dit qu’il fallait qu’elle passe son galop…. Bref ! Cette môme voulait juste faire du sport pour le fun…
    Quand à la deuxième, le pôle espoir judo lui tendait les bras et c’est à ce moment qu’elle a dit stop j’arrête tout. Je pense qu’elle avait été épuisée avec l’année précédente aux jeunes athlètes prometteurs avec énormément d’entraînements et de compets. Je confirme les filles après 15 ans c’est compliqué … C’est aussi le moment où on a d’autres priorités les amitiés, les amours, les sorties…. Mais plus tard quand la base est là ils peuvent y revenir. Ma deuxième a décidé d’aller à la salle de sport cette année. Comme quoi ce n’est jamais complètement perdu et encore moins quand on continue de donner l’exemple.
    Par contre si je te rejoins sur le sentiment d’invincibilité ressentie par les ados je continue quand même d’avoir une partie du discours orienté santé. Ça ne fait pas écho aujourd’hui mais ça le fera demain. C’est un peu comme le pourquoi de ce qu’on met dans leurs assiettes… je me vois mal cesser de leur dire que Tasty crousty tout le temps ce n’est pas bon pour leur santé. Et un jour ça finira par raisonner.

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    • Lucile Woodward

      Tout à fait raison pour l’aspect santé, ici on a testé les Tasty Crousty maison. C’était délicieux, c’est mon fils qui a trouvé la recette sur youtube ! Parfois les écrans c’est super !

  • Marilyne

    En effet, même expérience ici avec la gym et l’athlétisme, pour moi quand j’étais petite, et pareil pour ma fille ensuite… rien n’a changé. Gym : 2 à 3 entraînements par semaine et des déplacements parfois loin les week-ends où fallait prendre un hôtel pour l’emmener en compétition… elle adorait la gym mais, et malgré le fait qu’elle soit plutôt douée, elle n’aimait pas la compétition. « Maman je suis déjà notée toute la semaine, j’en ai marre ! ». Elle voulait faire de la gym pour le plaisir mais il n’existait rien pour ça. Donc arrêt, à grand regret. Mais en t’écoutant depuis des années j’ai jamais lâché sur le principe qu’elle devait faire un sport en dehors de l’école. Aujourd’hui elle fait de la boxe au lycée parce qu’elle a pu commencer tranquillement à son rythme avec un coach à domicile l’année précédente ! C’est bien mais tout le monde ne peut pas se le permettre financièrement.
    Merci Lucile de pointer ces dysfonctionnements societaux majeurs.

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    • Lucile Woodward

      Merci Marilyne, je note vos témoignages super positifs sur l’UNNS les sports scolaires au collège et lycée !!

  • Estelle

    Je suis tellement d’accord avec cette analyse. Mon fils 14 ans, à fond dans le sport, me dit que les filles ne pensent qu’à leurs cheveux et leur maquillage mais que les garçons aussi (pour les cheveux et le look)! effectivement mes enfants sont sportifs car nous acceptons que nos week-end soient rythmés par les compétitions, les cross, les interclubs, parce que nous parents, nous nous investissons dans leur pratique en étant bénévoles dès que possible. Egalement ils aimeraient beaucoup avoir des stages multi sport et ne pas être obligés de choisir une seule pratique! mais pas possible.

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    • Lucile Woodward

      Oui les enfants même plus âgés aiment découvrir plein de sport différents. Les colos sportives sont excellentes pour cela.

  • Marion

    Bonjour Lucile ce témoignage me parle beaucoup. Après 4 ans d’aviron dans un très bon club, ma fille a arrêté en cours d’année. Non elle ne se maquille pas, elle n’est pas lisse. Simplement elle en a eu assez de la pression des coachs, des discours culpabilisants, des week-ends compétitions. Elle fini l’année à l’UNSS le mercredi après midi pour l’instant ça ira. En septembre elle va essayer le tennis. Il hors de question qu’elle arrête le sport mais il est hors de question qu’elle se braque ou qu’elle se blesse. On a un vrai problème avec le sport loisir pour les jeunes. Merci Lucile pour cet article très intéressant

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  • OdileB

    complètement d’accord avec toi, Lucile, à tout point de vue. c’est du factuel, du vécu. alors moi, je dis :« Lucile, use et abuse de tes connaissances, de ton pouvoir, pour en parler aux fédérations, à la ministre des Sports. » Pousse un gros coup de gueule également aux influenceuses toujours lisse et non dégoulinante alors qu’elles sont soi-disant sportives. c’est super de le dire à ta communauté, mais on est déjà toutes convaincues par ton discours. et on y adhère à 200 %. Un immense bravo pour ton énergie.

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    • Lucile Woodward

      Merci. J’ai essayé avec le ministère des sports à l’époque des jeux, mais ils avaient déjà leurs idées…

  • DElphine

    Bonjour,
    100 % d’accord sur tous les points ! tu as tout bien résumé.
    J’ai 2 garçons , le premier de 17 ans , TRES sportif, en sport études, qui a fait une multitudes de sport de la maternelle au collège pour finalement se prendre de passion pour le volley et se spécialiser à 14 ans . Le deuxième , de 12 ans, sportif également , mais un degré moins, a commencé le hand à 9 ans, très vite son coach a voulu le spécialiser gardien de but , mais aujourd’hui, à 12 ans, il s’ennuie dans les cages, rêve de passer attaquant sur le terrain mais se voit freiner par son coach dont l’équipe est déjà fixée en cours de championnat, et je vois bien la motivation de mon fils s’essouffler peu à peu… c’est dommage !!

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    • Lucile Woodward

      Totalement vrai pour les gardiens dans ces types de sport. Sauf si il y a un vrai groupe de gardiens de différents âges qui s’entrainent spécifiquement, mais ça demande un coach en plus qui sait ce qu’il fait

  • Stéphanie

    oui, oui et oui !
    J’adhère totalement. Mes filles ados font gym. Mauvaise encadrement, on les pousse à la perf, ça fait plusieurs saisons qu’elles se blessent, de grosses blessures. Résultats plusieurs saisons en dents de scie et la relégation dans un groupe dit loisirs où le niveau est faible, les filles sont démotivées.
    Mon petit dernier fait boxe, beaucoup de jeux, du renfo qui fait mal comme il dit, il adore, il se sent fort parce qu’il apprend à combattre avec le jeu.
    Je pratique les arts martiaux depuis 25 ans, la seule chose que je leur demande, c’est une fois inscrit, on s’engage : à y aller, à apprendre, même quand on a la flemme, parce qu’après, on se sent toujours mieux. On a le droit de changer de sport mais une fois l’inscription faite, on y va et on réfléchit pourquoi on y va. Malgré le coach qui hurle, malgré la flemme. Parce qu’on le fait pour soi… pour moi, c’est là l’essentiel. Ce n’est ni une question de perf, ni une question de coach. Juste pour soi…

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    • Lucile Woodward

      Superbe éducation Stéphanie. Perso j’ai quand même fait arrêter un sport à l’un de mes enfants en milieu d’année à cause d’une vraie souffrance psychologique avec coach toxique. Il faut savoir doser …

  • Celine

    Merci beaucoup pour cet article ! J’ai également 2 enfants 14 et 17 ans qui ont arrêté le sport tous les deux. J’ai pourtant essayé de les motiver pour faire du sport ils en ont essayé plusieurs mais vu qu’ils n’étaient pas très bons ils étaient chaque fois mis de côté et même dénigrés par l’entraîneur. Quand mon fils cadet a voulu arrêté le tennis , sa prof lui a dit que de toutes façons il était nul et qu’il était temps qu’il l’admette.
    Quand il était en club d’athlétisme, mon aîné devait faire des tours de terrain en « punition » pour n’avoir pas participé au cross le dimanche.
    Donc comment après avoir un discours sur le sport plaisir et santé avec eux. C’est très difficile. J’essaye pourtant de leur faire faire des activités sportives malgré tout (balade vélo en famille.
    J’ai l’impression d’un énorme gâchis.

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    • marieke

      entièrement d’accord !! mes filles (16 et 18 ans) ont toutes les deux arrêté le sport aussi, en fin de collège… ma grande faisait de l’athlé, mais groupe trop compèt’, l’entraineur ne s’occupait pas du tout de ceux qui ne voulaient pas en faire (elle en faisait partie), ça l’a dégoutée. et idem pour ma 2ème en natation… entraînement du groupe compèt’ et des loisirs en même temps. Résultat : les loisirs finissaient dans le petit bassin à jouer parce que l’entraineur ne leur faisait rien faire…
      je trouve aussi que c’est un énorme gâchis. et pourtant nous parents, on est très sportifs. ça ne suffit pas à les motiver…

  • Svetlana

    Bonjour Lucile et merci pour ce partage. c’est triste de constater ça quand on connaît les bienfaits du sport! c’est sur que les adultes ont leur part de responsabilité sur les actions à mener pour faire changer ces mentalités. mais quand on voit l’hypocrisie du gouvernement qui valorise les JO et les grands sportifs mais ne s’investit pas sur les actions concrètes à mener pour promouvoir le sport santé et plaisir envers l’ensemble des enfants c’est mal parti…
    Et concernant l’importance du sport sur sa santé, Si les enfants savaient que bcp de soucis de santé de nos aînés sont liés à la sédentarité peut être qu’ils réaliseraient l’importance de commencer à pratiquer du sport régulièrement 😉 perso le fait de vouloir rester indépendante physiquement le plus tard possible est une excellente motivation à aller au sport!

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    • Lucile Woodward

      Oui bien sûr mais les sujets du grand âge … les enfants n’y sont pas du tout sensibles et ça se comprend

  • Cécile

    Et que dire de l’exclusion du handicap ???
    Je m’explique. Mon enfant handicapé suite à un avc (handicap physique, fonctionnel donc), adorait jouer dans l’eau. On a voulu l’inscrire à Lyon dans une piscine pour découvrir la natation, sport à sa portée, sport plaisir. Évidemment, on savait qu’il était hémiplégique hein ! Réponse du responsable : « ici, ce n’est pas une piscine de village ». Fin du bal. Pas de natation, c’est pour la compétition. Déception et dégoût.

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    • Lucile Woodward

      Je suis désolée Cécile, c’est très dur de lire vos propos. J’espère que votre fils a trouvé un entraineur de natation bienveillant

  • Bénédicte

    Super article, d’autant plus parlant pour moi qui suis animatrice sportive auprès d’enfants et d’ados!
    Je suis convaincue que les bonnes habitudes sportives se prennent dès le plus jeune âge mais tu as raison Lucile, trop de compet’ tue la compet’ (j’ai moi même arrêté le tennis du jour au lendemain après plus de 10 ans en compétition…et j’ai mis 15 ans de plus pour retoucher une raquette 😵‍💫)

    Encourageons donc nos enfants et ados mais surtout MONTRONS leur l’exemple!! C’est à nous parents de leur faire aussi aimer le sport au travers de nos pratiques (et si on n’est pas sportif, il y a sans doute un tonton ou une amie proche qui peut servir d’exemple à nos enfants)

    Vive le sport, le vrai, celui qui nous fait transpirer et nous fait du bien (car sincèrement du sport avec du maquillage parfait…?!)

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  • Lucie

    Pour moi la plus grosse contrainte c’est le temps. J’ai deux enfants de 8 et 6ans, mon mari et moi travaillons de 8h à 18h du lundi au vendredi, personne à nos côtés pour nous aider avec nos enfants….nous inscrivons nos enfants au seul club qui a des cours le samedi matin. Cercle vicieux…

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    • Lucile Woodward

      Oui absolument !!! Sujet très important dont je n’avais pas forcément la place de parler. Arrêter les cours (dès le primaire!) à 15h et faire venir les assos sportives pour prendre les enfants et les amener jusqu’au lieu de pratique. Ainsi les parents peuvent chercher les enfants directs à la piscine / judo / karaté … à 18h

    • Aude

      arrêter les cours à 15h en primaire ça a été essayé lors du passage à la semaine de 4 jours ; un vrai désastre ! des enfants fatigués, des parents dans l’incapacité de gérer cet emploi du temps inapproprié; des grosses disparités entres les villes qui pouvaient mettre en place des activités culturelles ou sportives et les autres où les enfants attendaient le soir ; des mercredis amputés… bref l’équation n’est pas simple

  • Estelle

    Je te rejoins totalement dans ton analyse sur plusieurs points.
    Déjà l’importance du sport chez les enfants de primaire. J’enseigne au CP et tous mes élèves courent les 8 minutes demandées par les programmes, tous les ans et dans la bonne humeur. Quand je vois les mêmes élèves en cm2, certains ne font même plus 2 minutes d’affilées…
    Et pour les adolescentes qui arrêtent à 15 ans, comme tu le dis quand on est en compétition ou section élite et qu’on veut lever le pied pour avoir d’autres loisirs ou d’autres projets (scolaires, associatifs…) il ne reste plus rien en club. Les ados qui ont l’habitude de vrais entraînements sont relégués dans des sections loisirs peu motivantes et investies ou il n’y a pas de régularité. C’est un peu tout ou rien et la transition vers les sports d’adultes n’est pas facile du tout…

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  • Anne

    Merci pour cet article.
    Ce que je trouve aberrant c est qu’à 10/12 ans c est extrêmement difficile de commencer un sport collectif. Et s’il parviennent à être accepté dans un club, le décalage est énorme avec les autres, il n’y a pas de groupe pour les « arrivants ». Ils sont mélangés à ceux qui en font depuis tout petits. Ils ne sont pas sélectionnés pour faire les matchs, c’est la spirale négative..:.
    Comment faire ? Aller vers des sports individuels ?

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    • VégaS

      Bonjour,
      Une alternative intéressante est l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire). Dans le collège de mon fils, qui est pourtant un très petit établissement, l’UNSS propose des clubs sur le temps de pause méridienne, une heure d’activité (badminton, basket, futsal, athlétisme selon le jour de la semaine) et les élèves peuvent s’inscrire à un ou plusieurs club. C’est aussi très pratique pour les parents qui ont peu de temps pour gérer les activités extra-scolaires. Et un autre avantage est que le coût de l’adhésion est très faible.
      En plus des clubs sur le temps scolaire, le mercredi après-midi il y a une section « plein air » avec VTT, cross, kayak etc…
      Mon fils n’a jamais autant fait de sport depuis qu’il est au collège 😁

  • decout

    hello,

    Maman en Haute Savoie de deux adolescents (dont un en section sportive) qui pratiquent du sport tous les jours ,je te rejoins effectivement il n’y a pas de demie mesure en France..les clubs demandent un investissement total même pendant les vacances scolaires et une présence à tous les entrainements pour performer.En même temps c’est justifié mais c’est très contraignant pour les autres je pense qu’il existe beaucoup d’autres alternatives c’est dommage..De plus les inscriptions sont très onéreuses donc ce n’est pas une priorité pour beaucoup de familles je le comprends aussi..Pour les filles je pense que les règles d’hygiène ne sont pas respectées dans les collèges/lycées après les séance d’EPS…manque de temps, de douches etc cela n’aide pas à les motiver pour se refaire une beauté..c’est un problème de l’education nationale qui fait de constats mais ne change rien…

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  • Sophie

    Complètement d’accord Lucille, j’aurais tellement aimé te lire il y a 25 ans… ! Les mentalités étaient encore plus « bizarres » vis à vis du sport, et je n’ai jamais trop aimé ça, car surtout en surpoids à l’époque. Mais j’ai toujours encouragé mes enfants à en faire en fonction de leur envie et niveau ! Aujourd’hui, adultes, ils pratiquent des activités sportives.
    Grâce à toi. j’ai redécouvert le sport et le plaisir du sport, toujours à mon niveau 🙂, mais je m’oblige, pour ma santé et bien vieillir.
    Continue ton combat, ta sensibilisation, et bravo pour toute cette énergie que tu consacres à nous sensibiliser !

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