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Monkey mind, comment dompter l’instinct sauvage qui sommeille en vous. 

    Cette semaine sur instagram je vous ai proposé un dialogue autour de la force mentale. Vous avez été super nombreux à me poser des questions ultra intéressantes à ce sujet. 

    L’une de mes meilleures lectures récentes, c’est “Chimp Paradox” un livre assez ancien du psychiatre anglais Steve Peters. Il est traduit en français : Le Paradoxe du Chimpanzé. Je vous le recommande !

    Une métaphore rigolote qui explique en détail comment le cerveau des êtres humains sont moitié singe sauvage, moitié humain éduqué. 

    Ce que je retiens le plus de cet ouvrage, c’est que ce sera toujours le singe sauvage qui réagira en premier, et que l’humain éduqué décidera ensuite s’il est d’accord ou non avec le comportement choisi. Ce système de décision se fabrique au fil de notre enfance, il est immédiat, inconscient. 

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    Alors bien sûr, c’est plus complexe et il y a des finesses cognitives et comportementales à saisir au fil de la lecture. Mais quand on rapporte ce modèle de décision à l’alimentation ou au sport, c’est super intéressant. C’est toujours le singe sauvage qui a faim et qui est attiré vers les bonbons, les frites, les escalators et les canapés sur le chemin. Puis c’est l’humain éduqué qui décide de suivre l’instinct de survie ou de faire un choix plus élaboré. 

    Le psychiatre explique surtout que : plus on écoute son instinct, plus on lui laisse la possibilité de s’exprimer : mieux se passera la cohabitation. Plus on l’interdit et on le réprime, plus il se révoltera d’une façon ou d’une autre. 

    En résumé : la force mentale c’est d’apprivoiser progressivement nos instincts sauvages, sans s’interdire de l’être, et d’améliorer notre cohabitation entre cerveau sage / cerveau sauvage dans nos comportements. 

    C’est un peu différent de l’allégorie des loups (le loup méchant, le loup gentil, celui qui restera est celui que l’on nourrit). Car cette analyse plus fine du psychiatre incite à bien laisser notre instinct animal vivant. Notre chimpanzé nous protège des réels dangers, il a aussi sa vrai raison d’être. C’est plutôt une entente cordiale, une cohabitation, une composition entre deux parties de nous. 

    La force mentale se travaille au fil du temps. En écoutant réellement son instinct : j’ai envie de manger, j’ai envie de sucre, j’ai envie de courir, j’ai envie de dormir … Puis en décidant en pleine conscience de si oui ou non : on laisse notre cerveau de chimpanzé decider, ou si l’humain éduqué prend le relai. 

    Cela peut se traduire dans l’éducation des enfants : à quel moment je gueule, à quel moment j’explique. Dans les relations de couple, de travail, de vie en société. 

    Dialoguons avec nos instincts sauvages, nous progresserons dans notre humanité.

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