L’importance du sport et de l’alimentation pendant un cancer

Cela fait plusieurs mois que j’avais envie d’écrire cet article de blog. Parce qu’au fil de vos conversations sur le groupe Facebook Body By Lucile, au fil de mes rencontres et de mes coachings : j’ai souvent été au contact de personnes atteintes de cancer.

Des patientes et des survivantes qui ont trouvé la force de continuer à faire du sport pendant les traitements, après les traitements. Des personnes qui ont modifié leur alimentation pour se donner les meilleures chances de guérir ou de mieux supporter les traitements. Et je trouvais que c’était important d’en faire un article complet. 

Tout au long de cet article, je me permettrais de citer 2 survivantes du cancer du sein.

  • Nadège 46 ans, membre de la communauté Body By Lucile, mamans de 2 enfants, femme active avec un job à temps complet.
  • Marie 38 ans, mamans de 2 enfants, 2 fois participantes à mes summer camp, femme active avec un job à temps complet au Luxembourg.

Elles ont témoigné à cœur ouvert, c’est très émouvant de les lire, mais aussi très inspirant et motivant.

Et je terminerai par évoquer l’importance de s’appuyer sur ses proches et le corps médical pour être mieux armé, comme les pharmaciens de proximité qui offrent de véritables soutiens au quotidien. 

Cet article de blog a été écrit en partenariat avec le réseau Pharmactiv. Un groupe de pharmacies qui se forment et s’investissent dans l’accompagnement de proximité des patients atteints de cancer.

Faire du sport pendant et après les traitements 

La première chose que je voulais aborder dans cette thématique de l’activité physique et du cancer, c’est que c’est possible.

C’est possible de continuer à bouger au moment de l’annonce et même pendant les traitements, si fatigants soient-ils.

Témoignage de Nadège

« Après l’annonce, raconte Nadège traitée pour un cancer du sein en 2021, il a fallu quelques temps pour encaisser, je me suis sentie fatiguée et peu motivée, donc je me suis mise au repos (et arrêt de travail). Et puis très vite, ( avant l’opération) n’étant pas handicapée physiquement par ce cancer – on le porte mais il reste silencieux-  je me suis dit que tant que j’étais capable de mettre un pied devant l’autre, alors, j’avancerai !!

À mon rythme, selon mes possibilités, mais, j’avancerai !!! J’ai donc fait de la marche (car, oui, à l’époque j’avais aussi de grosses douleurs dans la région du psoas gauche, qui m’empêchaient de faire de la course à pied), et du renforcement musculaire avec les vidéos youtube ou des différents programmes de Lucile. »

Témoignage de Marie

Pour Marie, Luxembourgeoise et traitée pour un cancer du sein en 2018, ce fut aussi une évidence de faire du sport pendant le traitement. D’ailleurs cela a fait partie des premières recommandations des médecins, dès le début du traitement. Bouger régulièrement, même quand on est fatigué : ne jamais rester 2-3 jours sans rien faire. 

« J’habite au Luxembourg, et il a une association qui s’appelle Les Sportifs Oncologiques. Ils proposent pleins d’activités : gym, muscu, aquagym, running… Des kinés proposent aussi des séances de sport mais je n’en ai pas fait. À cette époque là, j’ai fait le programme Yoga de Lucile, c’est là où j’ai commencé le yoga d’ailleurs.

Puis j’ai commencé le programme “apprendre à courir” et ça m’a fait du bien, et j’étais super fière de moi de pouvoir le faire. J’ai fait la course Octobre Rose de 4km et c’était hyper émouvant pour moi !  Je n’avais pas de cheveux, j’ai fait mes 4km sans cheveux avec mon foulard sur la tête, je l’ai fait avec 2 amies, une qui me tenait la main et l’autre qui avait aussi un cancer. C’est une fierté personnelle, rendre mon entourage et mes enfants fiers, le voir dans leurs yeux, ça donne une force incroyable pour lutter contre une maladie comme ça. Tu te dis, c’est moi, je suis invincible et puis je vais lui faire la peau à cette merde.

C’était hyper important pour mon corps, pour ma forme, mais aussi pour ma tête, pour mon mental. »

activité physique pendant un cancer 1

Faire du sport quand on est sous traitement : ça parait complètement dingue.

Mais en vous lisant, en conversant avec vous régulièrement : on se rend compte que c’est possible.

Tout doucement, à son rythme, sans se mettre de pression. Vous racontez parfois aussi qu’il y a des jours où l’on peut, et des jours où l’on ne peut pas.

D’ailleurs, Marie explique aussi très bien la frustration qu’elle pouvait parfois ressentir alors que son mental avait envie d’aller plus loin dans l’effort, tandis que son corps ne suivait pas.

« Ma tête allait beaucoup mieux que mon corps dans cette période, explique Marie. Le plus difficile pour moi c’était d’accepter que mon corps ne suivait pas mon mental. Car j’allais plutôt bien, j’avais envie de plein de choses, mais mon corps n’était pas à la hauteur de mes attentes. Et ça, c’est dur à accepter quand on a 35 ans. Et je n’avais jamais vécu ça. »

De l’abnégation, de l’acceptation des ses capacités, et surtout faire confiance à la médecine. Le sport pendant un traitement contre le cancer aide à se sentir moins fatigué, même si cette fatigue générale est clairement l’un des effets secondaires les plus présents.

Combattre cette fatigue en bougeant. Et continuer à combattre le cancer en bougeant.

L’activité physique régulière diminue de 40% le risque de récidive de la maladie. 40% c’est énorme !! 

Fruits et légumes, jus pressés à froid 

alimentation et cancer

Côté alimentation, l’annonce d’un cancer amène souvent à une prise de conscience de ce que l’on mange et de petites améliorations que l’on peut mettre en place au quotidien. Enfin cela dépend, pas pour tout le monde.

Nadège par exemple, n’a pas vraiment modifié son alimentation qui était déjà bien équilibrée.

« Je n’ai rien changé de particulier à mon alimentation, avoue-t-elle. J’ai continué à manger le plus sain, équilibré et varié possible, avec des fruits et des légumes chaque jour. Je n’ai pas vu de différence puisque avant la découverte du cancer et pendant le traitement mon alimentation est restée la même. »

Pour d’autres patients, l’alimentation, c’est parfois l’un des éléments sur lequel on peut le plus facilement jouer. Comme si l’on pouvait devenir un peu plus acteur de son traitement. 

« Pendant mon combat, raconte encore Marie, j’étais en mode gestion de projet à vraiment m’intéresser au process, tout faire pour mieux supporter les traitements. Alimentation flexitarienne, pas de sucre ajouté, pas d’alcool.

J’ai eu un peu de nausée donc je buvais des tisanes au gingembre, je cherchais des moyens naturels pour aller mieux. Je me suis beaucoup écoutée, et faisais très attention à mon alimentation. Au milieu de mes traitements, j’ai ressenti une fatigue chronique très lourde. Et je suis allée voir un naturopathe, qui m’a conseillé le jeûne intermittent pour dépenser moins d’énergie dans la digestion et aussi commencer à faire des jus avec un extracteur etc. »

On lit donc là que ce fut la petite recette pour Marie. « Le jeûne 16/8 et 30 min avant de rompre le jeûne, je me faisais des jus de légumes. Et ça ça m’a vraiment fait du bien, ça m’a aidé à regagner de l’énergie. » 

Pour d’autres patients, l’alimentation, c’est parfois l’un des éléments sur lequel on peut le plus facilement jouer. Comme si l’on pouvait devenir un peu plus acteur de son traitement. 

Côté sport, les recommandations du personnel soignant sont toujours ultra favorables. Concernant l’alimentation, c’est souvent plus mitigé. Il y a des aliments à éviter comme :

  • L’alcool (enfin, est-ce considéré comme un aliment ??) ;
  • Les produits ultra transformés ;
  • Certaines charcuteries ;
  • L’excès de viande rouge.
alimentation pendant unc ancer

Mais les recommandations sont moins strictes, les études scientifiques de grande ampleur certainement beaucoup plus difficiles à conduire et à interpréter.

Car c’est sûr que pour le sport on peut dire « j’en fais » et « je n’en fais pas ».

Pour l’alimentation c’est plus compliqué à suivre. Mais les conseils de base prévalent toujours.

Beaucoup de fruits et légumes frais, le moins d’aliments transformés possible, de l’eau et de l’équilibre.

Se faire accompagner ! 

Ne pas être tout seul dans cette période difficile est tellement important ! Les proches jouent un rôle essentiel et même si c’est aussi difficile pour eux, n’ayez pas peur, ni honte de leur partager vos angoisses, vos craintes et vos difficultés.

Vous pouvez aussi vous confier aux équipes médicales ainsi qu’aux pharmacies de proximité qui sont, malheureusement, trop souvent oubliées !

Les pharmacies Pharmactiv, par exemple, ont mis en place un vrai dispositif afin d’apporter leur soutien aux personnes atteintes de cancer et améliorer leur qualité de vie. Elles proposent des entretiens personnalisés pour les aider dans la gestion de leur traitement, donnent de nombreux conseils en matière de nutrition, de soin de la peau mais également pour soulager des potentiels effets indésirables.

Dans des cas de prise en charge plus spécifiques, elles savent aussi guider leurs patients vers des professionnels de santé, des prestataires de service ou des associations. Alors si ce n’était pas déjà le cas, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre pharmacien !

Pour conclure, je souhaitais tout d’abord vous remercier pour les très nombreux messages que vous nous envoyez sur le groupe Facebook et parfois aussi par mail ou sur Instagram.

Merci encore à Nadège et Marie pour leur témoignage, leur force, l’envie de transmettre leurs bonnes ondes. Toutes mes pensées vous accompagnent chaque jour pour que vous continuiez d’aller bien le plus longtemps possible. 

Enfin un mot pour vous encourager à bouger sans relâche quand vous allez bien, et aussi quand vous allez mal. Parce qu’au final l’activité physique – quelle qu’elle soit – est toujours un des meilleurs éléments pour aller mieux. Cancer, dépression, mais aussi problèmes articulaires, maladies cardio vasculaires, respiratoires …

Il y a toujours du sport et de l’alimentation équilibrée dans la prévention, le traitement et la diminution du risque de récidives.

Parlez en à vos médecins, à vos pharmaciens si vous avez besoin de conseils, de motivation aussi !

2 commentaires à “L’importance du sport et de l’alimentation pendant un cancer

  • Seusse

    J’étais dans le même cas, en 2020.
    J’ai eu une mastectomie du sein aujourd’hui je n’ai pas encore fait ma reconstruction mammaire.
    Par contre je suis sous tamoxifene depuis juillet 2021et il.me reste encore 4ans.
    Les effets secondaires sont très dures=prise de poids, beaucoup de bouffées de chaleur, et je me sens pas bien dans mon corps avec la prise de poids.

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  • Carreira Gabriel

    Merci Lucile et aussi les témoignages de Marie et Nadège sur le sujet. On en parle jamais assez du cancer. Et je trouve que c’est une bonne initiative de le faire. Merci !

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