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Sport et mental : le secret pour repousser ses limites

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Comment repousser ses limites et vivre des épreuves sportives extrêmes ? Je vous partage ma rencontre avec des ultra traileuses du Mont Blanc…

Je souhaiterais vous parler de motivation, d’estime de soi, de dépassement. Vous savez, très souvent quand je vous rencontre, ou quand on se parle sur les réseaux sociaux, vous me dites que vous ne vous sentirez jamais capable de faire du sport régulièrement, ou de courir 10 km, ou de monter sur une planche de surf… Alors qu’en réalité : bien sûr que si !! Vous êtes toutes capables de bien plus que vous ne le pensez. Mais je me sens tellement démunie devant votre sous-estime de vous-même…

Estime de soi 

J’avoue que depuis plus de 12 ans que j’exerce le métier de coach sportif, c’est très souvent la motivation et votre estime personnelle qui vous fait défaut. Plus que les capacités physiques. Le mental. La motivation, la démotivation, la petite voix qui te dit que tu ne peux pas, la volonté… Un sujet vaste et largement sous-exploité. Que j’ai envie de creuser ces prochains mois. Pour vous aider à aller plus loin dans votre remise en forme, en restant accrochées à vos intentions. 

Pour commencer cette quête de la force mentale, je suis allée voir les ultra-trailers du Mont Blanc.

Et pour commencer cette quête de la force mentale, je suis allée voir les sportifs les plus motivés du monde… Les ultra-trailers du Mont-Blanc ! Des personnes capables de prendre le départ d’une course de 50, 100, 170 km autour des massifs du Mont Blanc. À courir et marcher pendant 10, 24 ou 48h, sans dormir. Des vrais warriors. Alors oui il y a les élites qui cherchent la performance en réussissant à courir 170 km en 20 h à peine… Mais il y a surtout des gens comme vous et moi. Des personnes qui viennent juste chercher autre chose, et qui ne lâchent rien.

Le mots me manquent

J’ai été invitée sur l’UTMB (Ultra Trail du Mont-Blanc) par Columbia, La marque référence en matière d’équipement de montagne et haute montagne. J’ai pu suivre le départ et l’arrivée de courses mythiques, tellement dures, tellement exigeantes. Mais en réalité les mots manquent pour décrire la difficulté réelle que représente une telle course. Personne ne peut imaginer ce que c’est de marcher/courir 101 km en haute montagne sans dormir. 

J'ai pu aller à la rencontre de femmes comme nous.

J’ai pu aller à la rencontre de femmes comme nous. Des mamans, des employées, des chefs d’entreprise… Qui trouvent encore des ressources dans leurs folles vies, pour courir et s’entraîner pendant des années avant d’affronter un tel challenge. Qu’est-ce qui les motive ? Comment font-elles pour ne pas lâcher ? Qu’est-ce qui change dans leur tête un beau jour, pour qu’elles se disent “oui, je suis capable d’aller courir 100 km toute seule sur les plus hauts sommets d’Europe.”

Profiter de la vie que d’autres ont perdu trop tôt

J’ai rencontré Francesca, italienne, 49 ans, directrice commerciale dans le textile sur 3 pays. Elle a commencé le trail il y a 4 ans, après le décès d’une proche atteinte d’un cancer. Pour elle, la course à pied a commencé tout doucement. Pour penser à autre chose, pour vivre, pour se dire que dans l’effort, elle profite de la vie que d’autres ont perdue trop tôt. 

J’ai rencontré Catherine, parisienne, 40 ans, avocate dans l’immobilier et maman de 4 enfants ! Au départ de la CCC (101 km), elle me dit que le sport est son espace de liberté, son moment à elle, où elle ne s’occupe de personne d’autre. Pendant la course c’est dur, c’est sûr, mais ce qui la motive c’est de se sentir en vie, seule, en communion avec la nature. 

J’ai rencontré Stéphanie, infirmière et maman de 2 enfants. De 10 à 20 puis 30 km, elle a fini l’OCC soit un trail de 55 km dans les montagnes. L’envie de finir, peu importe le temps. Juste pour profiter des gens, de l’ambiance, de la vie tout autour. C’est cela qui la motive : l’humain.

Francesca a commencé le trail il y'a quatre ans après le décès d'une proche atteinte d'un cancer.
Francesca a commencé le trail il y’a quatre ans après le décès d’une proche atteinte d’un cancer.

J’ai rencontré Cécile, 34 ans, conseillère financière à Paris. Fraîche après 55 km de l’OCC. Cette femme-là a décidé de n’avoir peur de rien. A chaque nouveau challenge, elle pulvérise ses barrières psychologiques, kilomètre après kilomètre. Elle se teste, et se nourrit de son bonheur à chaque arrivée d’une course. 

Une réussite après l’autre

Au final, qu’est-ce que je retiens de tout ça ? Qu’est ce que l’on peut retenir pour nous-même, à notre petit niveau sportif ? Pour nous donner des clés de motivation au quotidien ?

La première chose que je retiens c’est la progression. Pour se sentir capable de plus, il faut passer par plusieurs étapes, y aller progressivement. Un peu de sport, puis de plus en plus, jusqu’à trouver le challenge qui vous motive et vous fait du bien. Ces femmes-là font du sport depuis des années et ce genre de course est souvent l’aboutissement de 5 – 10 – 15 ans d’expérience dans le trail !

En termes de remise en forme, cela correspond à des objectifs simples. Atteignables. Comme commencer par faire du sport 1 ou 2 fois par semaine, c’est déjà génial. Puis petit à petit, s’inspirer des bienfaits pour trouver un rythme un peu plus important qui nous fait du bien.

En résumé : arrêtez de vous fixer des objectifs impossibles. “Allez, dans 5 mois j’aurai perdu 15 kilos et je ressemblerai à cette mannequin sur papier glacé…” Non !! Stop à ces objectifs complètement surréalistes. On s’en fout de la vitesse. L’important c’est le petit à petit. Une réussite après l’autre. 2h de sport dans la semaine. Puis 2 ou 3 repas végétariens. Puis un peu plus de yoga… Du progressif. 

La fin du “sport pour maigrir” 

La seconde chose que je retiens, et c’est certainement la plus importante : toutes ces personnes sur ces courses ont totalement dépassé l’idée du “sport pour maigrir” ou “sport pour atteindre un physique idéal”. Ces personnes sont passées du côté mental, spirituel de la force physique. Comme si elles rentraient à chaque fois dans une méditation intérieure grâce à l’effort. Voir une méditation “META” : la méditation de la compassion, où l’on pense aux autres plus qu’à soi. Comme si le sport pouvait devenir un moment de prière envers les autres. J’ai même trouvé qu’on n’était pas si loin du pèlerinage, au final…

J'avoue que j'ai rarement vécu des moments aussi forts en émotion.

J’avoue que j’ai rarement vécu des moments aussi forts en émotion. Voir ces athlètes partir pour 100 km autour du Mont-Blanc… Leur visage rempli de fierté en repensant à leurs préparations, à tout ce qu’ils ont dû sacrifier pour en arriver là… J’y ai vu le meilleur de l’être humain et de l’humanisme. J’y ai vu la résilience, la résistance, le courage, la détermination mentale. Ça m’a vraiment donné envie, c’est clair !! Mais j’ai surtout énormément appris.

Déclic professionnel

Depuis 2-3 ans notamment, grâce au développement de mes Cardio Guidés mais aussi du coaching mental dans mes programmes, je vous emmène petit à petit dans une dimension plus mentale du sport. Pour vous aider à vous détacher des calories, des résultats esthétiques du sport. 

J’avoue que ce n’est pas simple de résumer tout ça en quelques lignes sur un blog. Mais clairement il s’est passé quelque chose, un déclic dans ma façon de continuer à voir mon métier. Et j’en suis très heureuse. 

Encore merci à Columbia pour son soutien dans ma démarche, et pour les équipements fabuleux que j’ai pu tester dans les pires conditions naturelles !! De +30°C en trail dans la vallée, à 0°C la nuit à la frontale pour suivre les coureurs…  La pluie, le vent, les larmes et les éclats de rire. Tout y était !! Et je peux vous dire que ce matos tient vraiment la route. Quand on n’a ni trop chaud ni trop froid, et que l’on peut faire confiance à ses chaussures, sa veste, son short, on se pose aussi moins de questions. Car vous pouvez être le coureur le plus préparé au monde, mais si vous n’avez pas le bon équipement : on ne délivre pas votre dossard ! C’est comme à l’aéroport, ils vérifient votre équipement (gourde, pantalon imperméable, chaussures adaptées…) pour être certains que vous soyez bien préparée !

Et vous, ce genre de course vous tente ? Qu’est-ce qui vous motive ? J’espère que cette expérience vous a donné envie de dépasser vos barrières psychologiques. Racontez-moi en commentaire !


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