Tout sur les mollets : anatomie, douleurs et solutions

Souvent oubliés des programmes de renforcement musculaire, les mollets sont pourtant des muscles très importants. Dans notre quotidien, impossible de s’en passer. Ils permettent de nous déplacer, de nous tenir debout.

D’un point de vue esthétique vous êtes nombreux à souhaiter avoir des mollets galbés, plus fins. Nous allons essayer de vous en dire un peu plus à leur sujet, de leur anatomie à la réduction de leurs douleurs, ils n’auront plus de secrets pour vous.

Définition : qu’est ce que le mollet ?

Les mollets sont un groupement de muscles situés dans le corps humain entre la cheville et le jarret. À la fois muscles propulseurs et stabilisateurs, ils jouent un rôle important dans tous nos déplacements (marche, course, saut).

À quoi servent les mollets ?

Ils permettent de tendre et fléchir le pied à chaque impact sur le sol.

Ils jouent un rôle primordial dans la marche, la course et tous les types de déplacements locomoteurs en absorbant les impacts et en restituant l’énergie.

Mais ce n’est pas tout, puisqu’ils ont aussi un rôle circulatoire. L’alternance de la contraction et de leur relâchement leurs confèrent la fonction de pompe du flux sanguin.

Chez les sportifs, ils permettent d’accélérer, de décélérer, de se déplacer latéralement, de sauter. Ils ont une mission tellement importante et très souvent sous-estimée. Bon nombre d’entre vous pensent à renforcer les quadriceps et les fessiers mais oublient souvent les mollets. 

Anatomie des mollets

Comme tout groupe musculaire du corps humain, les mollets sont composées de tendons, ligaments et muscles qui fonctionnent en parfaite synergie pour nous permettre de nous déplacer.

Souvent laissés de côté des programmes de musculation, les mollets sont pourtant un groupe musculaire important des jambes.

Les muscles

les muscles du mollet

On distingue trois grands grands muscles au niveau du mollet.

Le plus profond est le soléaire. Il est situé à l’arrière de la jambe et sur le bord médial du tibia. En bas, il se rejoint avec les faisceaux des deux autres muscles du mollet pour former le talon d’Achille. Composé essentiellement de fibres de type 1 (fibres lentes), sa principale action est l’extension du pied, ce qui permet de stabiliser le corps en position debout. Il devient indispensable au maintien de notre posture. 

Les jumeaux internes et externes ou muscles gastrocnémiens sont deux autres faisceaux composant le triceps sural avec le soléaire. Volumineux et puissants, ils donnent l’aspect galbé du mollet. Ils s’attachent au niveau de la partie inférieure du tibia et se terminent sur le tendon d’Achille, qui lui, se fixe sur le calcanéum. Sur la partie haute, ils arrivent sous la fosse poplité, au niveau du tubercule supracondylaire. Ils interviennent dans la flexion du genou, mais aussi dans le transfert du poids du corps vers l’avant lors de la marche.

Les tendons

Le principal tendon du mollet est le tendon d’Achille.

Son nom, il le doit à un héros de la mythologie grecque qui avait reçu une flèche au niveau du talon créant ainsi son point faible. 

Il se situe sur la partie basse du mollet. Il rassemble les deux jumeaux et le soléaire et s’insère sur le calcanéum. Il a pour rôle de transmettre la force des mollets au pied.

Son importance est accrue lors des phases de réception en course et lors de sauts. Il doit supporter des charges et des forces très importantes. Il joue aussi un rôle primordial dans la marche en étant responsable de la flexion du pied.

Les causes fréquentes des douleurs aux mollets

Nous sommes nombreux à souffrir de douleurs au niveau des mollets. Elles sont souvent bénignes, mais permettent aussi d’envoyer un signal à notre corps sur différents problèmes ;

  • Surentraînement chez le sportif ;
  • Problèmes de circulation sanguine chez les sédentaires.

Donc si vous avez mal à vos mollets, essayez de comprendre pourquoi et mettez en place des solutions pour les faire disparaître.

Douleurs d’origines musculaires

Les douleurs d’origines musculaires arrivent souvent chez le sportif. Elles peuvent provenir :

  • D’une charge d’entraînement trop importante ;
  • Combinée à une mauvaise récupération ;
  • Ou tout simplement liées à un échauffement inadapté.

Contracture

La contracture comme son nom l’indique est une pathologie qui empêche le muscle de se relâcher et donc de se décontracter.

Lors d’une contracture les fibres musculaires ne se détendent pas. Vous devez vous faire masser pour relâcher vos muscles. Le repos doit faire partie intégrante du protocole de récupération. Une bonne hydratation ainsi qu’une alimentation riche en antioxydant est indispensable pour éviter la récidive.

La crampe

D’un point de vue mécanique, elle ressemble à la contracture. Mais au bout de quelques secondes voire quelques minutes, les fibres se relâchent. Attention quand même car la douleur est beaucoup plus vive qu’une contracture. L’origine des crampes est un vaste débat dans le milieu sportif.

Plusieurs causes sont à retenir :

  • Une mauvaise hydratation ;
  • Un déséquilibre dans l’apport en sel minéraux (potassium et calcium) ;
  • Une fatigue neuro musculaire importante.

Déchirure

La déchirure comme son nom l’indique s’assimile à une fissure plus ou moins grande des fibres musculaires. Elle apparaît lors d’un mouvement bref et explosif, comme une accélération ou un démarrage. Elle peut être due à un mauvais échauffement, ou à un effort trop violent pour vos mollets.

Il existe différents stades dans la déchirure :

  • Allant de la lésion partielle ;
  • À la lésion complète.

Pour la récupération, après une phase de glaçage, seul le repos permet la cicatrisation et la reconstruction du muscle.

Pour éviter les risques de récidive, je vous conseille de renforcer et d’étirer vos mollets lors de vos séances de préparation physique. Lorsqu’une déchirure arrive vous avez la sensation d’une pointe au mollet dont la douleur va augmenter au fur et à mesure du temps.

Douleurs d’origine tendineuse et ligamentaire

Il existe deux pathologies principales d’origine tendineuses et ligamentaires avec des conséquences plus ou moins importantes pour votre quotidien.

La tendinite du tendon d’Achille

La tendinite du tendon d’Achille est une inflammation du tendon qui peut survenir à différents niveaux de ce dernier.

On note un gonflement du celui-ci accompagné de douleurs à la palpation, ainsi qu’une sensation de raideur au repos.

Elle doit être rapidement traitée pour ne pas s’aggraver et entraîner une rupture de ce dernier. Pour éviter ce problème, je vous conseille :

  • De pratiquer des auto-massages ;
  • Des étirements quotidiens ;
  • Du travail de renforcement musculaire en excentrique.

Pensez également à changer vos chaussures de sport régulièrement et encore plus si vous pratiquez le running. Des paires trop usées peuvent être la cause d’une tendinite.

La rupture du tendon d’Achille

On observe deux niveaux de rupture :

  • La rupture partielle qui correspond à une déchirure à l’intérieur du tendon ;
  • La rupture totale où le tendon est carrément coupé en deux.

Si dans le premier cas l’opération n’est pas nécessaire, elle le devient pour une rupture totale. Alors on ne joue pas avec son tendon d’Achille et on en prend soin !!

Douleurs d’origine veineuse ou vasculaire

Les douleurs d’origine circulatoire principales au niveau du mollet sont la thrombose, la phlébite et les varices. Elles donnent souvent la sensation de jambes lourdes.

La thrombose

La thrombose apparaît lors d’un ralentissement local du flux sanguin qui peut être lié à des lésions au niveau de la paroi interne de la veine.

Au niveau du mollet, elle se caractérise par des jambes lourdes, un mollet dur et une peau chaude.

La phlébite

La phlébite est, quant à elle, due à la formation d’un caillot de sang dans la veine.

Elle se repère lors d’un gonflement d’un seul mollet et d’une douleur qui se répartie dans toute la jambe.

Les varices

Une varice se définit comme une dilatation d’une veine. Cette dernière se déforme et s’allonge de façon anormale au niveau du mollet et de la jambe.

Il existe différents types de de pathologies circulatoires qui peuvent avoir des conséquences importantes si elles ne sont pas prises à temps.

Douleurs d’origine nerveuse ou neurologique

Les douleurs d’origine nerveuse peuvent avoir des conséquences handicapantes au quotidien. Je vous conseille de chercher la cause et d’agir en conséquence pour réduire leur intensité.

La sciatalgie

La sciatalgie ou sciatique est un pincement du nerf sciatique qui peut entraîner des douleurs jusqu’au mollet. Elle part généralement du bas du dos et descend jusqu’au pied. Pour soulager rapidement cette douleur, je vous conseille de vous allonger et de surélever votre jambe.

Soulager ses mollets

comment soulager ses mollets

Pour soulager les douleurs aux mollets, il existe des méthodes de récupération et des routines sportives intéressantes à pratiquer au quotidien. Le renforcement musculaire des mollets doit être intégré dans votre entraînement au même niveau que les fessiers, cuisses ou adducteurs.

Il peut être complété par des méthodes de récupération comme :

  • Le stretching ;
  • Les massages ;
  • Des séances d’électrostimulation pour récupérer nerveusement.

Voyons un peu les avantages de ces différents outils.

Renforcement

Pour une meilleure utilisation du tendon d’Achille je vous conseille de réaliser des exercices de renforcement musculaire pour le mollet.

Exemple : montées sur pointes avec charge, descente du talon sur step (travail excentrique).

Ce type d’exercice doit faire partie intégrante de la préparation physique des personnes pratiquant le running comme les exercices pour les jambes.

Pour celles et ceux qui souhaitent maigrir des mollets, une combinaison marche rapide / course à pied, avec de la musculation à poids de corps semble très efficace.

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Grâce à des exercices ciblés, renforcez vos mollets et améliorer votre confort quotidien !

Étirements

Les étirements vont permettre un meilleur retour sanguin, et un relâchement des fibres musculaires. L’utilisation d’étirements passifs, le soir après la séance de sport est une solution efficace pour réduire les différentes tensions musculaires et retrouver sa mobilité initiale.

Massage

Les massages des mollets courts ou longs vont permettre un relâchement des muscles, un meilleur retour veineux et réduisent ainsi une possible inflammation du tendon d’Achille. Alors oui, l’avantage avec les mollets c’est que l’on peut se les masser seul en partant bien du bas vers le haut.

Automassage

Les automassages sont une technique de récupération permettant de dénouer les points musculaires (trigger point), mais aussi d’aider au relâchement des tendons. À l’aide d’outils comme des rouleaux, des balles, et des sticks, vous effectuer des mouvements en aller-retour ou circulaire afin de libérer les zones de tensions. Ils permettent de réduire l’inflammation au niveau du mollet

L’électrostimulation

Elle correspond à une méthode de récupération qui permet aux muscles de récupérer et de se détendre plus rapidement en réponse à des stimulations électriques externes.

Dans un premier temps utilisée par les sportifs de haut niveau, cette technique est aujourd’hui fortement démocratisée. Très efficaces pour accélérer le retour veineux, mais aussi le relâchement des tensions musculaires, les appareils d’électrostimulation permettent de réduire la douleur du mollet. Qu’elle soit musculaire, tendineuse ou circulatoire, l’électrostimulation aura un impact positif si vous avez mal au mollet.

Maintenant que les mollets n’ont plus de secret pour vous, prenez-en soin en les sollicitant et en les chouchoutant au quotidien. En cas de douleur au mollet persistante, prenez rendez-vous avec votre médecin pour un diagnostic précis

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